Ah, les Youtubeurs, TikTokeurs et autres Insta-stars… derrière leurs stories et TikToks se cachent parfois des revenus qui feraient pâlir certains grands patrons.
Et pourtant, tout le monde n’est pas Squeezie ou Léna Situations hein…
Certains n’hésitent pas à s’associer à des marques inattendues, voire à des partenariats un peu douteux comme ceux du secteur des paris sportifs — on pense par exemple aux sites du type Betbrothers qui apparaissent régulièrement dans leurs vidéos ou stories.
On t’embarque pour une exploration des chiffres, des dynamiques et des récits, pour comprendre comment certains influenceurs surpassent vraiment les salaires des PDG… mais pas tous, loin de là.
Les influenceurs… des revenus bien trop inégaux
D’abord, remettons-nous dans le concret : parmi les quelque 145 000 créateurs de contenus en France, la majorité ne se fait pas un pactole tous les mois.
D’après Reech, 66 % gagnent moins de 5 000 € par an ; 26 % n’ont carrément rien touché en 2024 ; à peine 6 % dépassent les 50 000 € annuels.
Le revenu médian estimé ? 1 600 € par mois, soit moins que le SMIC brut (1 801 €).
On passe au gros spectrum des influenceurs du haut niveau : micro-influenceurs (quelques milliers d’abonnés) en tirent environ 1 200 € par mois ; ceux avec 10 000 à 100 000 abonnés touchent entre 2 500 et 5 000 € mensuels ; et les méga-stars dépassent fréquemment les 10 000 €/mois.
Dans l’ensemble, les influenceurs ont généré environ 6,5 milliards € en France en 2024, un chiffre appelé à exploser dans les années à venir.
Le monde des PDG, c’est pas tout rose non plus…
Les PDG du CAC 40 gagnent, en moyenne, beaucoup plus que toi au bureau.
On parle de plus de 6,6 millions € par an en 2022, selon Oxfam.
Cette somme signifie qu’ils touchent environ 130 fois plus que leurs salariés.
À l’échelle européenne, la rémunération médiane d’un PDG dans les 100 premières entreprises approche les 1,3 million € de salaire de base, avec un total médian incluant primes autour de 4,2 millions €.
En France, ce total médian se situe dans les 4 millions €, soit largement plus que la majorité des créateurs de contenus.
Maintenant les stars qui font vraiment bouger les compteurs
Quelques profils illustres dépassent clairement le cadre :
- Léna Situations, Squeezie, EnjoyPhoenix, Inoxtag… ils sont plusieurs à générer des centaines de milliers d’euros, voire des millions, via partenariats, produits dérivés, équipes constituées pour créer du contenu.
- Hachemi Sabi (HMI), numéro un sur Snapchat Europe avec plus de 11,4 M d’abonnés en 2025. Il ne se contente pas de poster : il dirige HMI HOUSE, émission de téléréalité immersive, et organise des tournées hors normes comme le HMI TOUR.
Test : Quel Youtuber Es-Tu ?
Ces survitaminés du web proposent des stratégies hyper professionnelles : diversification des revenus (merch, events, formations), équipes, contenu calibré.
Rare mais puissant, ce club d’élite atteint des revenus comparables, voire supérieurs, à certains PDG.
Un tableau comparatif pour poser les choses
| Catégorie | Revenus annuels typiques |
|---|---|
| Influenceur débutant / micro-influenceur | ~1 200 € par mois (≈ 14 400 €/an) |
| Créateur intermédiaire (10k–100k abonnés) | 2 500–5 000 €/mois |
| Méga-influenceur | +10 000 €/mois |
| Top influenceurs (ex. Squeezie, Léna…) | Plusieurs centaines de milliers € à millions par an |
| PDG CAC 40 | En moyenne >6,6 millions € par an |
Pourquoi ces écarts sont si incroyables ?
Quelques raisons essentielles :
- Public + engagement = pouvoir de négociation : plus tu as d’abonnés engagés, plus ton taux de conversion pour les marques explose.
- Diversification : certains créent des produits, vendent des services, lancent podcasts ou événements.
- Flexibilité et agilité : changement d’algorithmes, pics saisonniers dans les campagnes de marque… un jour tu fais un million, le lendemain tu retombe.
- Image publique : certains PDG restent entourés d’un halo sérieux, alors qu’un influenceur peut être “rockstar” 24/7 – ce qui attire l’attention, mais met la pression.
Ce qu'il faut retenir
En gros : la plupart des influenceurs ne gagnent presque rien, certains percent et vivent à l’aise, et une poignée écrase les chiffres des PDG… mais pas tous.
Ces succès relèvent de l’exception, pas de la norme.
Derrière chaque post viral, il y a des heures de taf, des calculs, des coups de chance, et beaucoup de grind.
Alors, à toi la parole... Tu croises plus des Squeezie ou des Léna autour de toi, ou plutôt des profils en galère ?
Ta vision du monde « influenceur » est plutôt rêveuse ou très terre à terre ?
